L'histoire 

Il était une fois... les premières Armes

 

veulemansC'est au début du siècle que commence l'histoire de la Famille Veulemans à Bruxelles. En 1902, Calixte Veulemans , âgé de 14 ans, débarque de son petit village du Limbourg, Hoeleden. Arrivé dans la capitale, il travaille comme " garçon " dans plusieurs " cafés chantants ". Il est ensuite engagé comme commis à la Friture Henri ,1 Rue Rempart des Moines qu'il reprend quelques années plus tard et renomme Friture Henri " Chez Calixte ".

Au mois de juillet 1921, ce jeune homme audacieux mais courageux rachète le n° 13 de la Rue des Bouchers, un établissement qui porte déjà le nom de " Aux Armes de Bruxelles ". Cette taverne de quartier accueillait les cochers d'un ancien relais de poste situé rue de la Fourche, d'où son nom résonnant aux armoiries de la Capitale.

Calixte, en fait rapidement un restaurant haut de gamme. Lorsque en 1921 Calixte rachète les armes de Bruxelles, les moules sont transportées par péniche sur le canal. Elles n'arrivent pas journalièrement. Il est donc très difficile de garantir leur fraîcheur et leur débit. Calixte résout ce problème en passant un accord avec un Hollandais de Yerseke et fait venir les moules quotidiennement par camion. Il " invente ", en 1921, la manière de servir les moules à table en casseroles individuelles. Cette habitude deviendra, comme chacun le sait, un des symboles truculents de notre pays.

Calixte Veulemans aime faire son " petit tour " et se rend régulièrement à la taverne " L’Opéra " située à côté du théâtre de la Monnaie. C'est là qu'il rencontre, en 1933, Anne-Marie Moreau, âgée alors de 18 ans. Il l'engage comme aide-caissière pour les Armes. Très vite, la jeune fille prend le " virus " des Armes et s'intéresse activement aux affaires.

1940, la guerre et les Allemands débarquent. Les timbres de rationnement, les contrôles permanents de l'occupant, les difficultés d'approvisionnement font le quotidien de ce couple de restaurateurs. Chacun d'eux multiplie des trésors d'ingéniosité pour tenter de trouver un tant soit peu de marchandises afin de satisfaire le client.

Dans cette ambiance difficile, en 1941, Calixte Veulemans épouse Anne-Marie Moreau. De cette union naît, un an plus tard, leur premier enfant, Calixte Junior. Après la guerre, la famille Veulemans s'agrandira de 3 unités complémentaires, Jacques, Gaëtan, et Chantal.
Les 4 enfants s'imprègneront naturellement de l'atmosphère des Armes de Bruxelles et de l'esprit d'entreprise de leurs parents. Tous, ils travailleront dans ce restaurant traditionnel qui, au fil des années, va conquérir le coeur et les palais des familles bruxelloises.

 

Armes d'un jour, Armes toujours

 

La réputation du restaurant, qui faut-il le rappeler, fête ses 90 ans, ne s'est pas faite en un jour. A plusieurs reprises, les Veulemans n'ont pas hésité à le mettre " en chantier " pour mieux l'embellir et l'étendre.

En 1927, Calixte Veulemans achète une maison dans la Petite Rue des Bouchers. Les Armes de Bruxelles s'agrandissent et subissent une première cure de rajeunissement. Des travaux de transformation sont à nouveau mis en oeuvre en 1934. Les murs, très anciens, nécessitent bientôt un renforcement, entrepris entre 1947 et 1949.

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En 1953, les époux Veulemans achètent le coin de la Petite Rue des Bouchers, qui, en ce temps-là, était un café. Ils transforment la salle en la décorant de lambris de chêne et conservent les vitraux antiques. Un style est né, qui rencontrera un succès fou dès l'ouverture.

 

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Anne-Marie Veulemans, comme son mari, a le goût des affaires. Toujours en 1953, elle " réquisitionne " la vitrine pour installer un traiteur. La fraîcheur des produits séduit une nombreuse clientèle. La même année, une nouvelle salle est ouverte à l'étage.

1963 voit se dérouler un véritable événement : le rachat de la Rose Noire, 30 Petite Rue des Bouchers, temple du jazz à l'époque. Les plus grands jazzmen y ont débuté et joué. De nouvelles transformations sont effectuées en 1964, pour l'aménagement des nouvelles cuisines et du nouveau traiteur, dans la Petite Rue des Bouchers. Notons au passage qu'à l'époque, on sert à domicile 3000 couverts en service-traiteur pour les 2 réveillons de Noël et Nouvel An.

En 1972, le quartier ayant pris une dimension piétonnière, le traiteur diminue d'intensité. On transforme, en juillet 1975, la pièce du traiteur Petite Rue des Bouchers en salle de restaurant, qui, comme les autres salles, fonctionne directement à plein rendement